Se reconvertir comme gestionnaire de patrimoine : le guide pratique

bts commerce international

Vous envisagez une reconversion en gestionnaire de patrimoine et vous cherchez un métier à la fois intellectuel, relationnel et porteur de sens ? Devenir CGP séduit de plus en plus de profils commerciaux ou financiers, attirés par un rôle de conseil stratégique.

En France, on recense plusieurs milliers de cabinets de conseil en gestion de patrimoine (environ 3 700), une activité en croissance qui illustre la demande soutenue de conseils financiers personnalisés dans un contexte patrimonial complexe.

Mais devenir gestionnaire de patrimoine ne s’improvise pas. Compétences techniques, posture relationnelle, formation adaptée, cadre réglementaire, premières expériences… chaque étape compte pour éviter les erreurs de parcours.

Dans ce guide, vous allez comprendre quelle formation en gestion de patrimoine choisir selon votre profil, quelles compétences développer et quelles étapes suivre pour bâtir un projet réaliste et crédible.

💡À retenir :

  • Le gestionnaire de patrimoine (CGP) construit une stratégie patrimoniale adaptée aux objectifs d’un client (épargne, retraite, transmission…).
  • Les soft skills (écoute, pédagogie, confidentialité) comptent autant que les compétences financières pour devenir gestionnaire de patrimoine.
  • Une formation en gestion de patrimoine solide associée à des exigences réglementaires (ex : CIF, ORIAS) peut être nécessaire selon l’activité exercée.
  • Le salaire est souvent composé d’un montant fixe + variable, avec une fourchette fréquemment observée entre 35 k€ et 60 k€ (moyenne 50 k€) dans les offres cadre.
  • La reconversion en gestionnaire de patrimoine est exigeante : 71% des actifs la jugent difficile, d’où l’intérêt d’un plan clair (compétences, formation, cadre, insertion).

En quoi consiste le métier de gestionnaire de patrimoine ?

 

Un gestionnaire de patrimoine, souvent appelé CGP - Conseiller en Gestion de Patrimoine -, accompagne ses clients sur leurs décisions patrimoniales : organisation de l’épargne, projets immobiliers, préparation de la retraite, protection de la famille, etc. 

L’objectif n’est pas de vendre un produit, mais de construire une stratégie cohérente avec la situation, les objectifs et le niveau de risque accepté.

Au quotidien, le métier s’articule autour de :

  • Découverte client : situation familiale, revenus, charges, objectifs, horizon, tolérance au risque
  • Analyse et diagnostic : bilan patrimonial, fiscal et financier (niveau vulgarisé)
  • Préconisations : scénarios, arbitrages, diversification
  • Suivi : points réguliers, ajustements, pédagogie, conformité et traçabilité

💡Bon à savoir

Dans les fiches métiers cadres, l’APEC insiste autant sur la culture financière et réglementaire que sur l’écoute, la pédagogie et la confidentialité.

Pourquoi se reconvertir en gestionnaire de patrimoine ?

 

La gestion de patrimoine coche souvent 3 cases recherchées en transition :

  • Un métier de conseil, centré sur l’humain (relation long terme)
  • Un socle d’expertise (finance / droit / fiscalité) qui valorise des profils rigoureux
  • Une progression possible : banque/assurance ➡️ patrimonial ➡️ ingénierie patrimoniale, gestion de fortune…

Mais il faut être lucide : la reconversion en gestionnaire de patrimoine est perçue comme difficile par une large part des actifs (peur de perdre en revenu, de repartir de trop bas ou de choisir la mauvaise formation).

💡Le saviez-vous

Le Céreq montre que l’envie de bouger est fréquente, mais que la réussite dépend beaucoup de la préparation (projet clair, compétences, étapes réalistes).

Quelles compétences pour devenir gestionnaire de patrimoine ?

 

L’APEC décrit un métier à la croisée de la finance et du commercial : conseiller, convaincre, sécuriser.

Les compétences relationnelles qui font la différence

Devenir gestionnaire de patrimoine nécessite de savoir écouter et questionner pour comprendre finement la situation et les objectifs de ses clients. La pédagogie est essentielle pour expliquer des notions complexes sans jargon et instaurer une relation de confiance.

La confidentialité et le respect du secret professionnel sont des prérequis dans un métier fondé sur la manipulation de données sensibles.

Enfin, la capacité à développer et entretenir un réseau de prescripteurs et de partenaires contribue directement à la crédibilité et à la pérennité de l’activité.

Les compétences techniques à maîtriser progressivement

Sur le plan technique, le futur gestionnaire de patrimoine doit construire une solide culture économique et financière pour analyser des situations patrimoniales variées.

La connaissance des marchés et des produits financiers, à un niveau adapté au poste visé, permet de formuler des préconisations cohérentes et réalistes.

Des bases en droit et en fiscalité sont indispensables pour sécuriser les montages et anticiper les impacts juridiques ou fiscaux.

Enfin, la maîtrise de la réglementation bancaire et financière, qui varie selon le statut exercé, est essentielle pour rester conforme et protéger à la fois le client et le professionnel.

💡Bon à savoir

L’APEC précise que le poste peut être ouvert à des profils commerciaux (banque, assurance, immobilier, courtage) si la montée en compétences est structurée (stages longs, alternance, formation).

Quelle formation en gestion de patrimoine choisir selon votre profil ?

 

Il n’existe pas une seule route pour devenir gestionnaire de patrimoine, mais des parcours cohérents selon votre point de départ.

Tableau des parcours de formation selon votre situation

Selon votre profil de départ, la formation en gestion de patrimoine à privilégier n’est pas la même. Voici un tableau comparatif des parcours les plus cohérents pour une reconversion réussie

Votre profil de départ

Objectif réaliste

Formations pertinentes (exemples)

Déjà en banque/assurance/finance

Monter en expertise patrimoniale

Bac+3/5 orienté finance/patrimoine + modules réglementation

Commercial (B2C/B2B)

Crédibiliser l’expertise + sécuriser les bases

Formation structurée finance/patrimoine + alternance/immersion

Comptabilité/gestion

Ajouter dimension conseil & relation client

Parcours patrimonial + entraînement à l’entretien client

Reconversion totale

Construire un socle + une première expérience

Parcours progressif + stage/alternance + spécialisation

 

Quelle réglementation pour devenir gestionnaire de patrimoine ?

 

Dans un projet de reconversion en gestionnaire de patrimoine, la question de la réglementation est souvent mal comprise. En pratique, tout dépend de ce que vous faites réellement : conseil, intermédiation ou transaction.

Si vous conseillez sur des instruments financiers : statut CIF

Pour exercer une activité de conseiller en investissements financiers (CIF), l’AMF rappelle certaines exigences : compétence (diplôme/formation/expérience), réussite à l’examen AMF (selon cas), assurance RC pro, adhésion à une association agréée AMF et immatriculation ORIAS.

ORIAS : inscription + renouvellement

L’ORIAS publie des documents rappelant le renouvellement annuel pour les CIF (fenêtre de renouvellement indiquée entre le 1er et le 31 janvier dans un document ORIAS daté du 1er janvier 2026).

Attention aux statuts plus larges

Le guide ACPR/AMF distingue CIF et entreprise d’investissement et rappelle que fournir certains services sans agrément peut exposer à des sanctions.

💡Bon à savoir

Votre trajectoire “devenir gestionnaire de patrimoine” doit intégrer le cadre exact de votre future activité (conseil seul ? intermédiation ?), sinon vous risquez de choisir une formation inadaptée.

Comment réussir sa reconversion en gestionnaire de patrimoine ?

 

Une reconversion en gestionnaire de patrimoine réussie repose sur une méthode claire, qui articule montée en compétences, expérience terrain et positionnement professionnel.

Phase 1 - 90 jours : sécuriser votre projet de reconversion en gestionnaire de patrimoine

Les trois premiers mois doivent être consacrés à la clarification et à la sécurisation de votre projet de reconversion en gestionnaire de patrimoine :

  1. Cibler votre environnement : banque, assurance, cabinet, indépendant
  2. Lister vos compétences transférables + vos manques prioritaires
  3. Choisir un parcours de formation en gestion de patrimoine cohérent et vendable aux recruteurs
  4. Construire un mini-plan réseau : 5 entretiens métier + 2 journées d’immersion si possible

Phase 2 - 6 à 12 mois : crédibiliser et entrer dans le métier

Cette seconde phase consiste à approfondir progressivement vos compétences en fiscalité, en produits financiers et en réglementation, tout en obtenant une première expérience terrain via une alternance, un stage long ou un poste passerelle.

En parallèle, il s’agit de préparer votre positionnement professionnel en définissant votre clientèle cible, votre posture de conseil et vos méthodes de suivi, afin de construire une insertion durable et crédible pour devenir gestionnaire de patrimoine.

💡Le saviez-vous

L’APEC indique qu’une expérience préalable en banque/assurance est souvent demandée, mais que des profils commerciaux peuvent accéder au métier avec une expérience adaptée (alternance/stage long) et une montée en compétences solide.

Quel salaire pour un gestionnaire de patrimoine en reconversion ?

 

Le salaire dépend beaucoup de la structure (banque/cabinet/indépendant), du portefeuille, du fixe/variable et de la performance commerciale.

Sur les offres cadres analysées par l’APEC, 80% des rémunérations proposées (fixe + variable) se situent entre 35 k€ et 60 k€, pour une moyenne de 50 k€.

Côté évolutions, on retrouve souvent :

  • ingénierie patrimoniale
  • gestion de fortune
  • management d’équipe patrimoniale
  • direction d’agence bancaire (selon parcours)

💡Bon à savoir

Dans ce métier, la progression est rarement automatique : elle suit votre capacité à fidéliser, à développer un réseau et à sécuriser la conformité.

Pourquoi se former avec Studi pour une reconversion en gestionnaire de patrimoine ?

 

Si vous devez concilier emploi, vie personnelle et montée en compétences, une formation en ligne peut aider à garder un rythme régulier et à éviter l’abandon, fréquent quand le projet est flou.

Studi met en avant des parcours en banque/finance/patrimoine, avec différentes durées et niveaux (dont des formats plus courts pour profils déjà “finance”).

💡Bon à savoir

Pour une reconversion réussie, visez un combo “formation + application” : exercices, cas concrets, simulations d’entretien client et si possible alternance/immersion.

FAQ

1. Quelle différence entre gestionnaire de patrimoine et conseiller financier ?

Le CGP se positionne sur une stratégie globale (objectifs, fiscalité, retraite, transmission). Le conseiller financier est un terme plus large : tout dépend du périmètre réel (conseil, distribution, intermédiation) et du cadre réglementaire.

2. Faut-il forcément un bac+5 pour devenir gestionnaire de patrimoine ?

Non, mais un niveau élevé est souvent recherché sur les postes cadres. L’APEC souligne des exigences de compétences (finance + droit/fiscalité) et une expérience souvent attendue, même si des profils commerciaux peuvent y accéder avec un parcours cohérent.

3. Quelle formation en gestion de patrimoine choisir pour une reconversion rapide ?

Si vous avez déjà une base finance/gestion, des formats plus courts peuvent être pertinents, à condition de prévoir de l’application terrain (stage/alternance) et de clarifier votre futur statut (conseil, intermédiation…).

4. Peut-on devenir CGP indépendant directement ?

C’est possible, mais plus risqué : il faut une méthode commerciale, un réseau, une crédibilité et parfois des obligations réglementaires (selon l’activité exercée). La voie “poste passerelle” (banque/assurance/cabinet) est souvent plus sécurisante.

5. Quelles obligations légales si je conseille sur des placements financiers ?

Le statut CIF implique des conditions (compétence, assurance, association agréée, ORIAS, etc.). C’est un point à vérifier très tôt avant de choisir votre parcours.

6. Quel salaire viser en début de carrière ?

Les fourchettes varient selon la structure et le variable. Côté offres cadres, l’APEC observe majoritairement 35–60 k€ (moyenne 50 k€) en fixe + variable.

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