Le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage sont tous deux des types de contrats de travail qui permettent à un employeur d’embaucher un salarié en formation. L’apprenti partage alors son temps entre des journées en entreprise et des journées en école. Dans les deux cas, l’employeur prend en charge les frais de scolarité de l’étudiant salarié, tout en lui versant une rémunération basée sur un pourcentage du SMIC (ou un minimum conventionnel du salaire prévu pour le poste). Malgré ces points communs, ces deux contrats de travail se distinguent par 5 grandes différences :

1. Le profil d’alternants visé par chaque contrat n’est pas le même

Le contrat d’apprentissage concerne les jeunes âgés de 16 à 29 ans révolus, qui poursuivent leur formation initiale, tandis que le contrat de professionnalisation s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans en reprise d’études, ainsi qu’aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus.

2. La durée du contrat

Contrat_alternance

Il est possible de suivre une alternance sous un contrat d’apprentissage en CDL (contrat à durée limitée) pour une période de 6 mois à 3 ans au maximum, ou en CDI, qui débute alors par la période d’apprentissage nécessaire pour atteindre le niveau de qualification requis pour le poste et se poursuit par l’embauche de l’apprenti. Le contrat de professionnalisation peut s’effectuer en CDD pour une période de 6 à 12 mois, prolongeable jusqu’à 36 mois dans des cas de figure très spécifiques (jeunes de 16 à 25 ans sans qualification, demandeurs d’emploi depuis 1 an et âgés de moins de 25 ans, etc.) Le contrat peut aussi être conclu en CDI avec une période de formation de 6 à 12 mois en début de contrat, qui se conclut par une embauche à la fin.

3. Le diplôme préparé

Dans le cadre d’un contrat d’apprentissage, l’apprenti prépare un diplôme reconnu par l'État, de type Bac, Bac+2, Bac+3, ou Bac+5 (que vous préfériez un BTS, un DUT, une licence, un Bachelor ou un Master). Un contrat de professionnalisation, en revanche, vise l’obtention d’un Titre RNCP (qualification du répertoire national des certifications professionnelles), d’une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche, ou encore d’un certificat de qualification professionnelle.  

4. La rémunération ne se définit pas sur les mêmes critères

Contrat pro et contrat d’apprentissage se basent tous deux sur un pourcentage du SMIC ou sur un minimum conventionnel du salaire prévu par l’entreprise pour le poste occupé pour rémunérer l’étudiant salarié. Toutefois, un alternant en contrat d’apprentissage ne partage pas la même grille de salaire qu’un étudiant en contrat pro : l’augmentation du pourcentage du SMIC qui leur est versé se base sur des critères d’âge et de niveau d’études différents. 

5. Le mode de formation

Une différence s’applique également aux modes de formation liés aux contrats pro et aux contrats d’apprentissage. En effet, la partie théorique de la formation des alternants en contrat pro s’effectue auprès d’un organisme de formation tandis que celle des alternants en contrat d’apprentissage s’effectue auprès d’un centre de formation (un CFA).